La Ruche

Espace collectif de travail à destination des acteurs de l'économie sociale et solidaire

Information

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84, Quai de Jemmapes Paris
FR France
Site internet http://www.la-ruche.net/
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A propos du projet Éditer

Espace collectif de travail à destination des acteurs de l'économie sociale et solidaire

EN RESUME...

La Ruche héberge tous ceux qui oeuvrent pour construire un monde moins inégal, les organisations de demain et des modes de vie durables. Elle les accompagne grâce à un espace de travail adapté, une communauté dynamique, des outils collaboratifs et un écosystème pertinent.


POUR LA PETITE HISTOIRE...

La Ruche naît en 2008 de la collaboration de plusieurs entrepreneurs sociaux. Ils partent d’un constat simple : les personnes se lançant dans l’aventure de monter, développer ou pérenniser une entreprise sociale en France sont souvent isolées, manquent de visibilité, de ressources et d’échanges avec leurs pairs.

En réponse à ces besoins, ils imaginent et créent La Ruche, un espace de travail éco-conçu de plus de 600m², où ils peuvent travailler, se rencontrer ; un lieu dédié aux entrepreneurs sociaux convaincus qu’activité économique et impact social sont compatibles.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer

CREATION - Décrivez le contexte local, la problématique à laquelle le projet souhaitait répondre, les étapes et les dates de la naissance du projet (fondateurs, naissance du collectif). Éditer

Tout a commencé en 2008. À la base, l'initiative est partie d'un petit groupe de personnes qui travaillaient dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (Ashoka France, Entrepreneurs Sans Frontières...) et qui souhaitaient mettre à disposition des entrepreneurs de ce secteur un lieu de partage, de coworking. Il leur apparaissait vital que chacun ait un espace de travail qui ne soit pas le même que leur espace domestique. Ils ont trouvé cet immeuble Quai de Jemmapes à Paris et, ne disposant que de peu de ressources, ont fait appel à SFR qui a accepté de se porter caution pour la location du lieu.

OBJECTIFS : Quelle est la finalité première du projet ? Quelles sont ses principales actions / réalisations ? Qui en sont les bénéficiaires directs et indirects ? Éditer

L'avantage de la formule choisie est qu'elle permettait à des personnes qui se lancent dans une activité et qui sont attachés à ces valeurs de développement durable, de justice sociale, etc. de retrouver foi en leurs idées et une certaine motivation en se positionnant au contact de personnes qui oeuvrent dans le même sens et comprennent leur démarche. Cela leur permet également d'échanger et d'apprendre des autres, dans la mesure où certains d'entre eux ont pu faire face, par le passé, à des difficultés similaires ou au contraire, connaissent des outils à disposition de ces entrepreneurs.

Aujourd'hui, 120 personnes issues de 80 structures différentes ont choisi de travailler à La Ruche, soit de manière régulière et à temps plein, soit en « pied à terre », c'est à dire de manière plus ponctuelle. Ces personnes sont des indépendants pour certains, issus du milieu associatif ou faisant partie d'organisations non gouvernementales pour d'autres. Enfin, certains d'entre eux ont créé leur entreprise ou font partie d'une branche particulière de grandes entreprises comme SFR.

La Ruche est en principe ouverte à tous les acteurs de l'Economie sociale et solidaire. Il existe cependant une Charte qui définit quelques principes essentiels que les structures doivent respecter pour y avoir leur place. Au sein de cette charte, on retrouve l'idée d'un business model viable, qui s'inscrive dans la logique de l'économie de marché mais qui réponde à un défi social et/ou environnemental de taille. La Ruche favorise par ailleurs les projets dont les modèles sont duplicables.

IMPACT : Quels sont les impacts du projet (décrire les effets positifs ou négatifs du projet: emplois, lien social, environnement, économie, etc...)? Quelle plus-value votre projet confère-t-il au territoire ? Éditer

En termes d'impact environnemental la Ruche s'efforce d'utiliser des consommables qui soient issus du commerce équitable, de l'agriculture biologique ou de matériaux recyclés. Le bâtiment lui même est éco-conçu et les déchets sont triés au mieux : déchets non recyclables, recyclables, papiers et matières organiques.

Par ailleurs, la Ruche est un lieu qui permet d'établir et d'entretenir du lien social entre les entrepreneurs. La mise à disposition d'un espace de travail collectif et tout ce qui y est associé vise également à aider des projets sociaux à se développer. En effet, La Ruche est un réseau qui fédère les acteurs, rompt l'isolement des entrepreneurs qui peut représenter l'un des facteurs d'échec, notamment dans le secteur de l'ESS en plein développement. Les synergies qui naissent à La Ruche renforcent aussi les structures et les enrichissent.

Les entrepreneurs de La Ruche sont également nombreux à créer des emplois. Les conditions d'accueil de la Ruche, l'entraide et l'accompagnement qu'ils y trouvent, les aident ensuite à les maintenir. La Ruche est donc source de création de valeur économique et sociale. L'entrepreneuriat social de manière général comble le retrait de l'Etat dans des secteurs clefs comme la santé, les droits fondamentaux, l'environnement, et s'adresse à des marchés délaissés par l'économie traditionnelle. L'intérêt des politiques se manifeste notamment au travers des visites du ministère du redressement productif, du soutien de la mairie de Paris et de la région Île de France, preuve d'une reconnaissance du potentiel économique que représente ce secteur.

COLLECTIF : En quoi ce projet est-il un exemple de gestion collective ? Pourquoi avez-vous choisi un mode de gestion collectif ? Éditer

La Ruche fonctionne en auto-financement. Les loyers payés par les résidents et pied-à-terre permettent de faire fonctionner le lieu, d'acheter le café et autres denrées ainsi que d'entretenir les différents espaces et de les aménager au mieux pour que chacun puisse travailler librement tout en restant en permanente interaction avec les autres "habitants" de la Ruche. Libre à chacun ensuite d'apporter un peu de lui-même au lieu. Certains moments sont également aménagés pour favoriser la démarche collective et favoriser les collaborations.

Ainsi, tous les vendredis a lieu « le Buzz de la Ruche ». Tout le monde se réunit pour déjeuner et une salariée de la Ruche anime cet instant de partage durant lequel chacun peut venir presser le buzzeur et faire son annonce : de la soirée d'anniversaire à laquelle tout le monde est conviée, à la parution d'un livre en passant par un appel à participation à un projet ou à la présentation d'un nouveau membre. À la suite de cela, les buzzeurs sont invités à réécrire leur annonce sur un morceau de papier et l'accrocher sur le panneau de liège de la cuisine.

Dans la même veine, certains soirs, des porteurs de projet font appel aux autres coworkeurs de La Ruche pour qu'ils mettent à profit leurs compétences dans divers domaines et participent ainsi collectivement au développement d'un projet. Cela peut par exemple prendre la forme d'un brainstorming dans le but de trouver un nom pour un projet, ou réfléchir sur la ligne graphique.

FONCTIONNEMENT : Quelle place chaque individu conserve-t-il au sein du groupe ? Décrivez précisément les processus de décision en œuvre au sein du collectif. Ces processus ont-ils évolué dans le temps? Éditer

Les processus de décision sont restés relativement informels et les décisions se prennent généralement à la suite de simples discussions. Lorsqu'une personne souhaite intégrer la Ruche, elle est reçue et si son projet correspond à la charte, il n'y a a priori aucune raison de ne pas l'accepter. Ils veillent cependant à consulter, le cas échéant, les personnes ou entreprises avec lesquelles le nouveau membre pourrait entrer en conflit ou en concurrence et voient ensemble ce qu'ils peuvent faire. Par ailleurs, les nouveaux membres, avant d'intégrer la Ruche, passent par le Buzz et c'est donc l'occasion de les présenter aux autres membres mais aussi d'identifier un éventuel problème.

L'individu conserve toute sa place au sein du collectif et La Ruche s'efforce d'entretenir cela. Ainsi, chaque nouvel arrivant a droit à un déjeuner d'accueil par exemple. Selon eux, cela participe d'une bonne dynamique au sein du lieu et d'une sorte de bienveillance générale qui leur permet de rester autonomes, de ne pas avoir à établir de règles strictes dans la mesure où chaque individu est impliqué dans le vivre-ensemble de cet espace.

Pour organiser et animer tout cela, la Ruche emploie 5 salariés, rémunérés grâce à une partie des loyers versés par les résidents (les subventions, elles, servant à financer les investissements nécessaires au développement du projet).

RELATIONS : Comment ont évolué les différentes relations (soutien, tolérance, rejet, blocage, volonté de récupération, etc.) entre le collectif et son entourage (riverains, pouvoirs publics, partenaires choisis ou subis, parties prenantes, etc.)? Le collectif a-t-il attiré de nouveaux membres? Le collectif a-t-il perdu des membres? Le collectif est-il relié à d’autres réseaux (inter-régionaux, internationaux) Éditer

Leur partenaire historique est l'opérateur de téléphonie SFR, qui s'était porté caution pour la location du lieu au départ et avait ainsi permis l'ouverture de la Ruche. Ils comptent également des partenaires publics comme la Ville de Paris ou le Ministère des Sports, de la Jeunesse, de la Vie Associative et de l'Education Populaire par exemple, mais aussi des acteurs qui s'engagent pour soutenir l'ESS comme France Active.

Pour ce qui est des membres, les résidents de La Ruche s'engagent pour un an. Ils y restent en moyenne deux ans. Pour les « pied à terre », l'engagement n'est que de trois mois. Donc s'il n'y existe pas de formule à la journée, voire à l'heure, les effectifs changent quand même régulièrement.

A VENIR : Quelles sont les perspectives à venir (croissance, développement,...) ? Quelles sont les attentes à court et moyen terme ? Quelles sont vos interrogations / craintes ? Éditer

S'il est une crainte identifiée par La Ruche, c'est celle du contexte concurrentiel dans le domaine du coworking aujourd'hui, et donc la possibilité d'un manque d'attractivité à long terme voire de perdition. Car si leur volonté de diversité peut séduire, il existe de nombreuses branches au sein de l'Economie Sociale et Solidaire et certaines d'entre elles font désormais l'object de lieux de coworking spécialisés.

MULTIPLIER : Quelles sont les possibilités de transférer cette expérience sur d’autres territoires (conditions de duplication des savoirs et savoirs faire développés)? Éditer

Suite au succès de l'établissement parisien, la duplication est à l'ordre du jour. Ainsi, il existe un projet de Ruche à Montreuil qui devrait ouvrir prochainement. Et, à plus long terme il est possible que de nouvelles ruches voient le jour dans des villes comme Bruxelles ou Montréal, et même à Kinshasa où l'une des anciennes coworkeuses de La Ruche s'est installée et souhaite développer un projet sur la même base.


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